mardi, 01 décembre 2009

Tranquilié publique: les raisons de la colère

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Depuis 2002, les Depuis 2002, les gouvernements de droite qui se sont succédés n’ont pas cessé de parler « d’insécurité », de proposer des lois pour lutter contre « la délinquance », mais pour quels résultats?

Une réforme de la justice a été engagée et passée en force par Rachida Dati, elle est poursuivie par Michèle Alliot-Marie. Le 1er janvier 2011, ce sont 862 juridictions (contre 1190 avant la réforme) qui assureront le service public de la Justice et les juges d’instruction seront supprimés.

A l’époque où il était ministre de l’intérieur du gouvernement Raffarin, Nicolas Sarkozy a également supprimé la police de proximité dans les quartiers. A Noisy, en 2005, on nous a supprimé le commissariat de plein exercice ce qui a engendré la perte d’une trentaine de postes de policiers.
Depuis plusieurs années les collectivités locales ont pris en charge une partie des missions administratives de la police nationale pour lui permettre d’être plus disponible sur le terrain. Qu’en est-il réellement aujourd’hui? La police nationale est-elle plus présente, plus efficace?

Les villes doivent-elles se substituer à l’état en créant et finançant une police municipale, les citoyens doivent-ils payer deux fois pour leur police (Impôts sur le revenu et impôts locaux)?
Cette police municipale a-t-elle la formation et les moyens légaux pour répondre efficacement aux attentes des citoyens et assurer la légitime tranquillité de tous?

Venez en débattre avec nous. gouvernements de droite qui se sont succédés n’ont pas cessé de parler « d’insécurité », de proposer des lois pour lutter contre « la délinquance », mais pour quels résultats?

Une réforme de la justice a été engagée et passée en force par Rachida Dati, elle est poursuivie par Michèle Alliot-Marie. Le 1er janvier 2011, ce sont 862 juridictions (contre 1190 avant la réforme) qui assureront le service public de la Justice et les juges d’instruction seront supprimés.

A l’époque où il était ministre de l’intérieur du gouvernement Raffarin, Nicolas Sarkozy a également supprimé la police de proximité dans les quartiers. A Noisy, en 2005, on nous a supprimé le commissariat de plein exercice ce qui a engendré la perte d’une trentaine de postes de policiers.
Depuis plusieurs années les collectivités locales ont pris en charge une partie des missions administratives de la police nationale pour lui permettre d’être plus disponible sur le terrain. Qu’en est-il réellement aujourd’hui? La police nationale est-elle plus présente, plus efficace?

Les villes doivent-elles se substituer à l’état en créant et finançant une police municipale, les citoyens doivent-ils payer deux fois pour leur police (Impôts sur le revenu et impôts locaux)?
Cette police municipale a-t-elle la formation et les moyens légaux pour répondre efficacement aux attentes des citoyens et assurer la légitime tranquillité de tous?

Venez en débattre avec nous.

vendredi, 27 novembre 2009

Voeu proposé par le groupe des élus Verts au conseil municipal du 26 novembre 2009

Réussir le sommet de Copenhague

Le climat est l'un des enjeux planétaires de notre siècle. La communauté scientifique internationale a fixé un impératif : stabiliser le climat à un niveau de réchauffement inférieur à 2°C, sous peine de conséquences environnementales et humanitaires majeures pour la planète.

Dans la suite du protocole de Kyoto, se tiendra à Copenhague du 7 au 19 décembre prochain, le sommet de l'ONU où les Etats du monde entier ont le devoir de parvenir à un accord ambitieux pour enrayer l'inéluctable progression du dérèglement climatique.

Il est crucial que ce sommet se traduise par des engagements forts, notamment de la part des pays industrialisés, principaux pollueurs, qui ont une responsabilité historique et dont les émissions doivent impérativement décroître de 80% d'ici 2050. Les pays émergents ont également un rôle stratégique à jouer, afin que leur légitime aspiration au bien être se fasse dans le cadre de nouveaux modèles de développement, sobres en carbone. C'est en terme de solidarité et non de domination que ce développement peut s'organiser.

Aussi, considérant :

- Que les réponses des chefs d'État européens ne sont pas à la hauteur des défis.

- Qu'en France, le gouvernement, obnubilé par la baisse de la dépense publique, en rabaisse sur les objectifs du Grenelle de l'Environnement.

- Que l'absence d'investissement dans le fret ferroviaire conduit au tout camion particulièrement polluant.

- Que des décisions écologiquement absurdes, comme la généralisation des biocarburants, mettent à mal les cultures vivrières et accélèrent la chute de la biodiversité.

- Qu'au G20, les dirigeants des grands pays ont su trouver des centaines de milliards pour renflouer le système bancaire, mais aucun pour améliorer les conditions de vie des populations et l'état de l'environnement.

- Que le gouvernement cherche à casser les services publics alors que les biens communs de l'humanité comme l'eau, l'énergie, l'air, etc., relèvent d'une gestion publique maîtrisée.

Constatant que s'attaquer aux défis écologiques c'est contribuer à la sortie de crise.

La ville de Noisy-le-sec demande qu'à l'occasion du sommet de Copenhague, la France s'inscrive pleinement dans le processus de réduction des émissions de gaz à effet de serre, notamment en contraignant les entreprises du CAC40, principaux pollueurs, à réduire leur productions de CO2.

Qu'elle relève les défis environnementaux, en accélérant le renouvellement des technologies dans le domaine des énergies non polluantes et renouvelables,

Qu'elle mette en place un plan de relance du rail et du ferroutage accompagné d'un développement sans précédent des transports en commun s'appuyant sur les entreprises publiques, ainsi qu'une aide à l'isolation thermique de l'ensemble du parc de logements sociaux et privés.

 

La ville de Noisy le sec apportera sa contribution, en poursuivant son engagement dans la lutte contre le dérèglement climatique notamment par la généralisation de la norme HQE (Haute Qualité Environnementale) dans les constructions nouvelles, le souci permanent du développement durable dans les projets d'urbanisme, et la poursuite de la réduction significative de l'utilisation de la voiture au profit d'autres modes de déplacement.

 Le conseil municipal invite les élu(e)s et les noiséennes et noiséens à
soutenir toutes les actions en vue de la réussite du sommet de copenhague.

 

Intervention Anne DEO CM 26 novembre 2009


Nous n'allons pas ce soir seulement voter les statuts juridiques de notre intercommunalité, nous allons aussi, et surtout réaffirmer notre volonté de porter un projet commun, et c'est sans doute le plus important pour l'avenir de cette coopération intercommunale et des quelque 400.000 habitants de nos villes. Ce projet commun est exprimé dans un texte fondateur qui avait déjà fait l'objet d'un vote dans notre assemblée.. mais il est essentiel de rappeler que ce texte figure en annexe des statuts de notre intercommunalité : nous ne voulons pas d'une intercommunalité vide de sens, nous voulons qu'elle soit porteuse du futur projet de territoire de nos neuf villes.

Je ne reprendrai pas évidemment l'intégralité de ce texte que, je l'espère, chacun d'entre nous aura lu et approuvé avant de le voter, mais je voudrais simplement rappeler que pour nous il s'agit d'abord, je cite : de « Mutualiser nos  ressources et porter ensemble des projets  ambitieux »:

Le creusement des inégalités entre les territoires, concerne nombre de nos quartiers dont certains ont été victimes depuis longtemps d'une politique ouverte d'enclavement et de ségrégation sociale.

Pour faire face à ces défis, nos villes, limitées par leur taille ou leur situation financière, ont une surface administrative et une capacité de réaction insuffisantes .  Elles sont même parfois incitées à entrer en situation de concurrence les unes avec les autres, pour l'implantation d'activités , de logements ou d'équipements. .

A l'opposé de ces logiques de compétition, il s'agit au contraire, par une fiscalité unique et maîtrisée, de coopérer et de parler d'une même voix :

Pour rééquilibrer les axes routiers majeurs, (Boulevard périphérique, autoroute A3, Nationales 2 et 3, A86) , requalifier les voies pénétrantes, renforcer les pôles multimodaux, , améliorer  la desserte de villes à villes par les transports publics, promouvoir des modes de circulation doux,  alternatifs au tout voiture .

Pour reprendre le contrôle des espaces délaissés, dépolluer les sols, valoriser la partie remarquable du patrimoine industriel, négocier en position favorable avec les promoteurs et les aménageurs.

Pour bâtir un projet urbain cohérent, écologiquement responsable, favorisant  une mixité réelle d'activités et de population , un meilleur cadre de vie , une répartition équitable des espaces  naturels.

Pour mieux articuler création d'activités , développement des activités existantes, et accueil d'activités nouvelles à haute valeur ajoutée, par renforcement des Zac stratégiques, un soutien actif et une offre renforcée de services aux réseaux d'entreprises, de recherche et de formation.

Pour promouvoir l'économie sociale et solidaire, en sécurisant les initiatives de la société civile et leur permettre de se déployer sur de plus grandes échelles.

Pour lutter contre les exclusions, améliorer l'offre de logements sociaux, agir à chaque instant contre le logement insalubre, et l'habitat indigne, et j'ai une pensée particulière pour les Rroms

Pour offrir de nouveaux services publics de proximité, mieux répartis, plus accessibles, désenclavant les quartiers les plus isolés et les populations mal desservies. Dans ce cadre, alors que dans certaines professions la pénurie de professionnels est à nos portes, la question de la santé est l'un des principaux enjeux pour nos concitoyens.

 

Avec cette nouvelle intercommunalité, nous voulons affronter ensemble les crises et  renforcer la cohésion sociale.

 

Aujourd'hui, ce sont les habitants les plus modestes de nos villes qui subissent les  cumuls de pollutions les plus sévères et leurs impacts sanitaires, tout comme l'allongement  démesuré des temps de transports

 

 

La crise dans laquelle nous sommes entrés depuis plusieurs  mois, fragilise encore davantage des pans entiers de l'économie  locale : elle aggrave la précarité, le sous emploi des jeunes et de toutes les  populations vulnérables , elle rend plus criante  la pénurie de logements sociaux.

Nous devons avoir des réponses innovantes et solidaires. Et nous voulons que l'intercommunalité soit un outil qui nous permette de mieux répondre à ces enjeux.

Mais cette intercommunalité demeure un défi : nous la créons mais elle reste à construire. Dans cette construction, les Verts seront vigilants et pèseront de tout leur poids :

Pour qu'il y ait de véritables économies d'échelle, et non pas la création d'une nouvelle strate qui augmente les coûts et complique la gestion de notre territoire,

Pour renforcer la démocratie par une administration sobre et proche des citoyens , associant les populations à l'élaboration et au suivi des projets, par la mise en place d'un Conseil de développement  de l'agglomération et par la création d' une commission intercommunale du débat public qui permettra une large prise de parole de nos populations appelées à faire valoir leurs besoins, leurs attentes.

Pour associer au mieux le personnel communal de nos villes à la construction de cette intercommunalité, tant sur le plan de leurs conditions de travail et leurs perspectives d'évolution professionnelle que sur l'élaboration du projet de territoire car ils sont un rouage indispensable à sa réussite.

 

Nous voulons un fonctionnement sobre et économe des deniers publics, un partage des compétences au niveau le plus pertinent pour garantir aux habitants le  bon fonctionnement et la  qualité de l'administration.

Nous voulons simplifier et rendre plus audibles notre parole commune dans les syndicats intercommunaux auxquels nous appartenons et qui gèrent des pans entiers de la vie quotidienne de nos concitoyens : traitement des déchets, assainissement, distribution d'eau, énergie...

Le niveau intercommunal est aujourd'hui le plus pertinent pour permettre l'action nécessaire contre le changement climatique, pour répondre à l'urgence d'une meilleure efficacité énergétique, et à l'obligation d'économiser les ressources en eau et les matières premières....

 

Pour toutes ces raisons, le groupe des élus Verts votera avec enthousiasme cette délibération et restera vigilant à chaque étape de sa construction.