dimanche, 06 novembre 2005
Communiqué des Verts 93
4 novembre 2005
Banlieues: des politiques d'aménagement du territoire et d'intégration à repenser d'une manière radicale
La Seine St Denis est secouée depuis une semaine par des violences urbaines. Si la banlieue s'enflamme aujourd'hui, le feu couve depuis de très nombreuses années.
Nous sommes, bien entendu, très critiques sur la manière dont le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy gère le problème des banlieues. Nous pensons que le gouvernement doit reconnaître ses erreurs. La mort de jeunes à Clichy sous Bois est pour nous tout aussi inacceptable que la mort d'un père de famille lynché sous les yeux de sa famille à Epinay sur Seine. Ces actes témoignent d'une dérive sociale de plus en plus visible.
Il est nécessaire de rappeler que la situation actuelle est également la résultante de la faillite successive des politiques de droite et de gauche menées en matière d'aménagement du territoire et d'intégration. Dans l'immédiat nous pensons, comme le préconise la sénatrice verte de Seine St denis Dominique Voynet, qu'un médiateur pour les banlieues doit être nommé au plus vite pour renouer le dialogue et assurer au plus vite un retour au calme. Pour que dans un second temps une vraie réflexion s'engage pour favoriser l'émergence d'une politique radicalement différente en matière d'intégration et d'aménagement du territoire.
Anne Déo - Dominique Carré, porte parole des Verts 93
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Jusquici tout va bien
C'est l'histoire d'une société qui tombe et qui, au fur et à mesure de sa chute, se répète pour se rassurer : "Jusqu'ici tout va bien, jusqu'ici tout va bien, jusqu'ici tout va bien." Mais ce qui compte c'est pas la chute. C'est l'atterrissa...
Trackback par : KOLKHOZE.com | dimanche, 06 novembre 2005
Commentaires
samedi 5 novembre 17h30
A l'initiative de l'association Citoyens Noisy Méditerranée, une 60 de Noiséens se rassemblent place des Découvertes. L'appel a été lancé sur le site de la ville et sur quelques affichettes dans des cafés du centre: beaucoup d'élus de tous bords. Des paroles de paix et de fraternité mais aucun "jeune" n'est là pour les entendre! Une seule véritable intervention d'un riverain très remonté rompt un peu le discours consensuel. Preuve que derrière le verni, c'est encore très chaud. Aucune initiative n'est avancée.
Écrit par : jc roger | dimanche, 06 novembre 2005
Après les Etats-unis, l’Angleterre, maintenant la France…l
« Révolte des banlieues », triste constat :
La révolte des banlieues marque l’échec d’une politique antisociale et répressive. Tout le monde s’accorde à dire que cette situation était prévisible. Mais la droite gouvernementale, engluée dans les affaires, n‘a fait qu’alimenter et légitimer le discours des extrêmes. Elle a ainsi largement participé au discrédit de notre modèle social.
Certes nous ne pouvons pas cautionner de tels actes de violence, mais quand j’entends le maire du Raincy, nous dire qu’il craint pour sa maison, sa famille et qu’il voit arriver une guerre civile, j’ai des doutes sur l’honnêteté de ses propos. Malheureusement, l’éloignement du discours politique domine toujours la réalité vécue par les citoyens.
Ce gouvernement qui s'était tant vanté de son savoir-faire en matière de sécurité, a pris la décision de mettre en place un couvre feu. Ce n’est en aucun cas une réponse qui me semble sérieuse face au évènements ; elle va encore mettre de l’huile sur le feu et isoler un peu plus les populations.
Dans ce climat suggéré de terreur, un régime sécuritaire se met en place.
Les réactionnaires se déchaînent et les propos du ministre de l'Intérieur sont sur une ligne de plus en plus fascisante et provocante. D’ailleurs Noël Mamère a estimé que le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy était "dangereux" et se prenait pour un "shérif", affirmant une nouvelle fois qu'il devait démissionner.
"L'autorité doit être affirmée mais elle doit être calme, je dirais presque froide (...) Les mots violents n'effacent pas la violence des actes, parfois ils la provoquent", Noël Mamère.
La politique du gouvernement, c'est la fermeté, le sang froid ! Mais le tout répression ne fonctionne pas et nous ne pouvons pas compter sur ce gouvernement pour donner une bonne image du sens civique aux jeunes de nos banlieues. Alors, partout, il s’organise des actes citoyens, les associations se mobilisent, par exemple des parents FCPE assurent des présences nocturnes pour occuper les collèges, etc.…Alors face à l’insuffisance des pouvoirs publics ; il y a mieux que les CRS, il est nécessaire de se rassembler et d’être encore plus solidaires pour faire face à cet intégrisme politique. Seuls les actes citoyens pourront renouer le dialogue, la réponse est là sur le terrain.
J’attends notre prochaine réunion élargie pour que nous puissions échanger nos observations.
Patrick
Écrit par : Patrick | mercredi, 09 novembre 2005
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